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203 cultivés. Les principales productions consistent en coton, en blé et en autres céréales; elles y sont très abondantes. Le pays est bien cultivé, le climat tempéré, les habitants vertueux, aimables et polis.
A 18 milles, ou environ, de distance, on trouve Bâb Aclâm ¹, 170 ville bâtie par ordre d'Abdôllâh ibn Edrîs, au milieu de montagnes très boisées ; l'accès n'y est possible que d'un seul côté. Le territoire est fertile et bien arrosé. Il y a des pâturages et des vergers. Non loin de là est Cort 2), ville sans murs d'enceinte, située sur le flanc d'une montagne escarpée ; il y a beaucoup d'eau et tout le pays est bien cultivé; les principales productions sont le blé, l'orge et autres céréales. Tout ce pays dépend de Tanger et est appelé du nom de cette ville.
Au midi d'al-Baçra et sur les bords du Sabou, rivière qui vient du côté de Fèz, est un gros bourg nommé Mâsina. C'était jadis une ville entourée de murs et pourvue de marchés ; mais elle est actuellement ruinée. On remarque dans son voisinage al-Hadjar (Hadjaro'n-Nasr), ville fondée par les Edrisites, sur le sommet d'une montagne très escarpée ; cette place est forte et d'un accès très difficile, car on n'y parvient que par un seul chemin qui, est tellement étroit qu'on n'y peut passer que l'un après l'autre. Le pays est fertile, abondant en ressources de toute espèce, couvert de jardins et de champs cultivés. De Ceuta au fort de Tétouan (Tettâwin), en se dirigeant vers le sudest, on compte 1 faible journée. Ce fort est situé au milieu d'une plaine, à 5 milles de distance de la mer Méditerranée. Elle est habitée par une tribu berbère dite Madjacsa (Medjekeça). De là à Anzilân, port florissant, bien habité et situé sur la limite du pays des Ghomâra, on compte environ 15 milles. Le pays des Ghomâra est très montagneux 1) Ibn Haucal al-Idrîs et de même l'auteur du Bayân (II, p. 11). 2) Ibn Haucal et Boati كررت , le Marâcid كرت .