Facsimile · p. 433
205 glaive des guerres civiles les a détruits, Dieu en a délivré le pays. De Bâdis à Bouzcour, port qui fut jadis une ville dont il ne reste pas de vestiges, et qui est désignée dans les chroniques sous le nom de Nacour, 20 milles. Il existe entre Bâdis et Bouzcour des montagnes contiguës connues sous le nom d'al-Adjraî (les ravins), où l'on ne trouve aucun port. De Bouzcour à al-Mazimma, bourg autrefois peuplé et port où l'on chargeait des navires, 20 milles. Al-Mazimma est placée non loin d'une rivière située à 12 milles de distance du cap Tsaghlâl qui s'avance beaucoup dans la mer. De là au port de Cart, on compte 20 milles. A l'orient de Cart coule une rivière qui vient du côté de Çâ. De Cart à l'extrémité du golfe, où est un cap qui s'avance dans la mer, 20 milles. De Cart à Malila, par mer, 12 milles. Et par terre, 20 milles. Malila est une ville jolie, de médiocre grandeur, entourée de fortes murailles et dans une bonne situation sur le bord de la mer. Il y avait, avant la présente époque, beaucoup de champs cultivés. On y trouve un puits alimenté par une source permanente dont l'eau est abon- 172 danto et sert à la consommation des habitants. Cette ville est environnée de tribus berbères, issues des Bottouya. De Malila à l'embouchure de la rivière qui vient d'Aguerçif, on compte 20 milles. Vis-à-vis de cette embouchure est un petit îlot, à l'opposite duquel est située la ville de Djorâwa. Puis au port de Tâfarguenit, où est un château peu considérable mais bien fortifié, 40 milles. De Tâfarguenit au fort de Tàbahrit, 8 milles. Ce fort est bien construit, bien peuplé et domine un port de mer très fréquenté. De Tàbahrit à Honain, lieu situé sur le bord de la mer, on compte 11 milles. De là à Tlemcen (Tilimsân), par terre, 40 milles. Entre ces deux lieux on remarque Nadrouma, ville considérable, florissante,