Sudan Archive

Open the original scan

260 revêtue d'ornements et de peintures variées. Sur les côtés sont quatre colonnes dont deux sont vertes et deux pommelées d'une inestimable valeur. Au fond du mihrab est un réservoir en marbre d'un seul bloc, dentelé, sculpté et enrichi d'admirables ornements d'or, d'azur et d'autres couleurs. La partie antérieure est ceinte d'une balustrade en bois orné d'précieuses peintures.

A droite du mihrab est la chaire qui n'a pas sa pareille dans tout l'univers. Elle est en ébène, en buis et en bois de senteur. Les annales des khalifes Omaiyades rapportent qu'on travailla à la sculpture et à la peinture de ce bois durant sept ans; que six ouvriers, indépendamment de leurs aides, y furent employés, et que chacun de ces ouvriers recevait par jour un demi-mithcâl mohammedi.

A gauche est un édifice contenant des choses nécessaires, des vases d'or et d'argent, et des candélabres destinés à l'illumination de la 27e nuit du Ramadhân. On voit dans ce trésor un exemplaire du Coran que deux hommes peuvent à peine soulever à cause de sa pesanteur, et dont quatre feuilles proviennent du Coran que 'Othmân fils de 'Affân (que Dieu lui soit favorable!) a écrit de sa propre main; on y remarque plusieurs gouttes de son sang. Cet exemplaire est extrait du trésor tous les vendredis¹). Deux d'entre les gardiens de la mosquée, précédés d'un troisième portant un flambeau, sont chargés du soin d'apporter l'exem-211 plaire renferme dans un étui enrichi de peintures et d'ornements du travail le plus délicat. Un pupitre lui est réservé dans l'oratoire. Après que l'imam a lu la moitié d'une section du Coran, on rapporte l'exemplaire à sa place (dans le trésor).

A droite du mihrab et de la chaire est une porte servant à la communication entre la mosquée et le palais et donnant sur un corridor pratique entre deux murailles percées de huit portes, dont quatre s'ouvrent du côté du palais et quatre du côté de la mosquée. 1) Les mau. A. et C. portent: tous les jours.

Text produced by OCR — report an error